{"id":387,"date":"2021-03-17T19:00:56","date_gmt":"2021-03-17T18:00:56","guid":{"rendered":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/?p=387"},"modified":"2021-03-20T08:40:40","modified_gmt":"2021-03-20T07:40:40","slug":"extrait-du-chapitre-7-contradictions-de-largent-dette-politiques-monetaires-non-conventionnelles-et-tabou-de-largent-gratuit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/2021\/03\/17\/extrait-du-chapitre-7-contradictions-de-largent-dette-politiques-monetaires-non-conventionnelles-et-tabou-de-largent-gratuit\/","title":{"rendered":"Extrait du Chapitre 7 : contradictions de l&#8217;argent-dette, politiques mon\u00e9taires non-conventionnelles et tabou de l&#8217;argent gratuit"},"content":{"rendered":"\n<p>Tous les m\u00e9canismes de la crise de 1929 identifi\u00e9s par Fisher sont pr\u00eats \u00e0 s\u2019enclencher, car les institutions sont \u00e0 peu de choses pr\u00e8s les m\u00eames : <em>credit crunch<\/em>, destruction mon\u00e9taire par les remboursements de cr\u00e9dits alimentant une spirale de d\u00e9sendettement-d\u00e9flation, risque de <em>bank run<\/em>, etc.<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> Mais la r\u00e9action de la Banque centrale, instruite du pr\u00e9c\u00e9dent qui a eu lieu pr\u00e8s de quatre-vingt ans plus t\u00f4t, n\u2019est pas la m\u00eame : pour pallier la p\u00e9nurie de liquidit\u00e9s et sauver le syst\u00e8me bancaire d\u2019un effondrement, la Fed joue le r\u00f4le de pr\u00eateur en dernier ressort (apr\u00e8s avoir cependant sous-\u00e9valu\u00e9 le risque de laisser Lehman Brothers faire faillite) et inonde le march\u00e9 de liquidit\u00e9s en abaissant ses taux et en multipliant les aides. Cela ne suffit pourtant pas \u00e0 r\u00e9tablir la confiance, et la crise se transmet \u00e0 l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle malgr\u00e9 les 12 000 milliards de dollars de garanties et de renflouement mobilis\u00e9s par les Etats-Unis pour y faire face (soit 80&nbsp;% du PIB am\u00e9ricain)<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a> : la croissance r\u00e9elle am\u00e9ricaine, qui \u00e9tait de 2,3&nbsp;% en 2007-2008, devient n\u00e9gative et chute \u00e0 \u2013 2,7 % en 2008-2009<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>, tandis que l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine perd 8 millions d\u2019emplois entre d\u00e9cembre 2007 et octobre 2009, provoquant une hausse du ch\u00f4mage de 10,8&nbsp;% en ao\u00fbt 2008 \u00e0 17,5 % en octobre 2009 d\u2019apr\u00e8s le <em>Bureau of Labour Statistics <\/em>(en incluant les temps partiels subis et les travailleurs d\u00e9courag\u00e9s ne cherchant plus d\u2019emploi)<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>Pour continuer \u00e0 accommoder la contrainte de solvabilit\u00e9 par la politique conventionnelle de baisse des taux, comme cela fut fait par convention tout au long du r\u00e9gime n\u00e9olib\u00e9ral, les Banques centrales auraient d\u00fb entrer en territoire n\u00e9gatif, or la BCE ne s\u2019y est jamais risqu\u00e9e en ce qui concerne ses taux directeurs[5] (seules les op\u00e9rations exceptionnelles de refinancement de long terme offriront des taux n\u00e9gatifs \u00e0 certaines conditions \u00e0 partir de 2016, on y reviendra). Pendant toute la d\u00e9cennie 2010, cela semble exclu du champ des possibles, par convention l\u00e0 encore : rien n\u2019emp\u00eache en effet de fixer des taux directeurs n\u00e9gatifs. C\u2019est d\u2019ailleurs ce que fit la Banque de Su\u00e8de \u00e0 partir de f\u00e9vrier 2015, en fixant son principal taux de refinancement \u00e0 \u2013 0,10 %, avant d\u2019aller progressivement jusqu\u2019\u00e0 \u2013 0,50 % de f\u00e9vrier 2016 \u00e0 octobre 2018 (et de le ramener \u00e0 \u2013 0,25 % en janvier 2019)[6], preuve que l\u2019id\u00e9e de \u00ab plancher \u00bb des taux directeurs est purement conventionnelle. Les taux inf\u00e9rieurs \u00e0 z\u00e9ro ne sont pas impossibles, mais ils constituaient selon nous un tabou pour la Fed ou la BCE, parce qu\u2019ils rendent la monnaie partiellement gratuite : pr\u00eater 100 millions d\u2019euros \u00e0 \u2013 1 % revient par exemple \u00e0 pr\u00eater 99 millions \u00e0 taux nul et \u00e0 donner purement et simplement 1 million \u00e0 l\u2019emprunteur. C\u2019est donc une mani\u00e8re de subventionner les banques, soit une forme de <em>helicopter money<\/em>, de monnaie gratuite, tomb\u00e9e du ciel. Touchant au c\u0153ur de l\u2019encastrement de la monnaie dans le rapport d\u2019endettement, soit \u00e0 sa transformation en marchandise, l\u2019id\u00e9e de taux de refinancement n\u00e9gatif constitue un tabou en r\u00e9gime capitaliste.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, les politiques d\u2019assouplissement quantitatif permettent de produire le m\u00eame effet qu\u2019un taux n\u00e9gatif sans briser le tabou : certes, en substituant l\u2019achat d\u2019actifs au pr\u00eat (donc l\u2019\u00e9change marchand au rapport d\u2019endettement), elles mettent en circulation de la monnaie centrale sans cr\u00e9er de dette suppl\u00e9mentaire, comme on l\u2019a dit, mais les banques n\u2019obtiennent pas la monnaie sans contrepartie \u2013 la contrepartie \u00e9tant la cession d\u2019un titre, plut\u00f4t qu\u2019une promesse de remboursement \u2013 de sorte que la monnaie n\u2019est pas gratuite. M\u00eame l\u2019encastrement de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire dans la dette n\u2019est pas v\u00e9ritablement rompu : certes, l\u2019assouplissement quantitatif ne n\u00e9cessite pas d\u2019augmenter la dette des banques de second rang envers la Banque centrale, mais, outre le fait que l\u2019injection de monnaie centrale vise \u00e0 encourager l\u2019essor du cr\u00e9dit (la monnaie ne parvenant jusqu\u2019aux agents non-financiers que par la dette), l\u2019\u00e9change marchand dont il est ici question se d\u00e9ploie bien s\u00fbr sur un rapport d\u2019endettement pr\u00e9alable, puisque les actifs que les banques c\u00e8dent \u00e0 la Banque centrale sont des titres de cr\u00e9ance. La logique de la dette, qui aurait \u00e9t\u00e9 remise en cause par des taux n\u00e9gatifs introduisant une part de gratuit\u00e9 dans la mise en circulation de la monnaie, est donc pr\u00e9serv\u00e9e par l\u2019instrument quantitatif, tout en produisant les m\u00eames effets.<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>La BCE se d\u00e9bat alors (ou du moins croit devoir se d\u00e9battre) avec une contradiction fondamentale entre ses objectifs de stabilit\u00e9 mon\u00e9taire et de stabilit\u00e9 financi\u00e8re : du fait de l\u2019encastrement de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire dans le rapport d\u2019endettement, restaurer la solvabilit\u00e9 des d\u00e9biteurs en assumant son r\u00f4le de pr\u00eateur en dernier ressort (ou plus exactement, ici, d\u2019acheteur de cr\u00e9ances en dernier ressort, afin de faire chuter le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat exig\u00e9 par les march\u00e9s) revient pour la Banque centrale \u00e0 cr\u00e9er de la monnaie, au risque de provoquer de l\u2019inflation. En r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est au contraire le risque d\u00e9flationniste qui menace alors la zone euro, sans que cette politique ne l\u2019\u00e9carte, ni m\u00eame n\u2019atteigne son propre objectif, puisque le risque financier persiste. D\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de Mario Draghi \u00e0 la t\u00eate de la BCE, le SMP adopt\u00e9 sous la pr\u00e9sidence de Jean-Claude Trichet est remplac\u00e9 par un autre programme : les <em>Outright Monetary Transactions <\/em>(ou Op\u00e9rations Mon\u00e9taires sur Titre, OMT), soit la promesse d\u2019un rachat illimit\u00e9 par la BCE des titres souverains d\u2019un Etat-membre subissant une attaque sp\u00e9culative sur les march\u00e9s. Ce nouveau dispositif met fin \u00e0 la crise des dettes souveraines <em>sur le march\u00e9 obligataire<\/em>. Bien qu\u2019il se caract\u00e9rise par sa non-mise en \u0153uvre (la seule existence de ce programme suffit en th\u00e9orie \u00e0 rassurer les march\u00e9s et \u00e0 \u00e9viter les conditions qui rendent n\u00e9cessaire son application, comme une arme de dissuasion massive), l\u2019OMT a fait l\u2019objet en Allemagne d\u2019un proc\u00e8s pour inconstitutionnalit\u00e9 en tant qu\u2019il masquerait un financement ill\u00e9gal des Etats par la Banque centrale : bien que la justice ne l\u2019ait pas invalid\u00e9, ce dispositif a donc lui aussi \u00e9t\u00e9 l\u2019objet d\u2019une violente lutte institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>Ces mesures se r\u00e9v\u00e8lent toutefois insuffisante, et les politiques non-conventionnelles poursuivent leur fuite en avant. En mars 2016, le taux de r\u00e9mun\u00e9ration des d\u00e9p\u00f4ts est abaiss\u00e9 \u00e0 \u2013 0,40 %. En juin, une deuxi\u00e8me s\u00e9rie d\u2019op\u00e9rations cibl\u00e9es de refinancement \u00e0 quatre ans (TLTRO II) est lanc\u00e9e, qui \u00e9largit le volume des pr\u00eats (entre septembre 2014 et mars 2017, l\u2019encours total des TLTRO s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 739 milliards d\u2019euros de pr\u00eats). Surtout, ce programme signe l\u2019introduction des pr\u00eats \u00e0 taux nominaux n\u00e9gatifs de la BCE aux banques commerciales : le co\u00fbt des emprunts est calcul\u00e9 au moment du remboursement, variant entre le taux de refinancement de la BCE (maintenu \u00e0 0 %) pour les banques n\u2019ayant pas augment\u00e9 leur volume de pr\u00eats (sans qu\u2019elles en soient p\u00e9nalis\u00e9es, contrairement \u00e0 ce qui pr\u00e9valait dans le TLTRO I) et le taux de d\u00e9p\u00f4t (n\u00e9gatif depuis le mois de mars) pour les banques qui l\u2019auront augment\u00e9 d&#8217;au moins 2,5 % pendant une p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence de deux ans. Ces calculs complexes masquent le fait que la BCE a bel et bien commenc\u00e9 \u00e0 subventionner les banques, discr\u00e8tement et \u00e0 titre provisoire, via le programme TLTRO II, m\u00eame si le taux des op\u00e9rations principales de refinancement demeure nul, pr\u00e9servant en apparence le tabou des taux nominaux n\u00e9gatifs. Le programme d\u2019assouplissement quantitatif se poursuit \u00e9galement : il est \u00e9largi \u00e0 l\u2019achat d\u2019obligations d\u2019entreprises et continue de monter en puissance (pour atteindre un total de 2 570 milliards d\u2019euros d\u2019actifs achet\u00e9s fin d\u00e9cembre 2018). Le 7 mars 2019, un troisi\u00e8me programme de pr\u00eats de long terme cibl\u00e9s (TLTRO III) est lanc\u00e9, offrant toujours des taux n\u00e9gatifs \u2013 d\u2019autant plus qu\u2019ils sont calcul\u00e9s sur la base du taux de la facilit\u00e9 de d\u00e9p\u00f4t, qui s\u2019enfoncera encore davantage en territoire n\u00e9gatif. En septembre de la m\u00eame ann\u00e9e, ce dernier passe en effet \u00e0 \u2013 0,50 %.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce taux de r\u00e9mun\u00e9ration n\u00e9gatif se heurte pourtant \u00e0 une contradiction : il \u00e9rode la rentabilit\u00e9 des banques, qui ne trouvent pas d\u2019emploi rentable \u00e0 leur \u00e9pargne, ont encore un grand nombre de cr\u00e9ances douteuses dans leurs bilans<a href=\"#_ftn1\">[7]<\/a>, et font toujours face \u00e0 un risque d\u2019illiquidit\u00e9. La BCE d\u00e9cide donc qu\u2019une partie des liquidit\u00e9s exc\u00e9dentaires d\u00e9tenues par les banques sera exon\u00e9r\u00e9e du taux n\u00e9gatif de la facilit\u00e9 de d\u00e9p\u00f4t : prisonni\u00e8re de la contrainte de solvabilit\u00e9 d\u2019un syst\u00e8me financier perp\u00e9tuellement au bord de l\u2019effondrement, l\u2019institution d\u2019\u00e9mission se d\u00e9bat donc dans les contradictions de sa propre politique qui, malgr\u00e9 toutes les innovations non-conventionnelles qu\u2019elle d\u00e9ploie, semble poser autant de probl\u00e8me qu\u2019elle en r\u00e9sout, sans v\u00e9ritable perspective de retour \u00e0 la normale.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Pour un parall\u00e8le entre les deux crises, voir Christine Sinapi, Pierre Pi\u00e9gay et Ludovic Desmedt, art. cit.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Joseph E. Stiglitz, <em>Le triomphe de la cupidit\u00e9<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 212.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Steve Keen, <em>L\u2019Imposture \u00e9conomique<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 380. L\u2019auteur reproche \u00e0 la Fed d\u2019avoir r\u00e9agi trop tard et pas assez fortement.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Joseph E. Stiglitz, <em>Le triomphe de la cupidit\u00e9<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 136 et 139.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Nous parlons ici du taux de refinancement et du taux de la facilit\u00e9 de pr\u00eat marginal : le taux de r\u00e9mun\u00e9ration des d\u00e9p\u00f4ts des banques \u00e0 la BCE est pour sa part entr\u00e9 en territoire n\u00e9gatif en 2014 (on y reviendra), mais c\u2019est une toute autre probl\u00e9matique puisqu\u2019il ne s\u2019agit pas du taux auquel la Banque centrale accorde des pr\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> J\u00e9zabel Couppey-Soubeyran et Fabien Tripier, \u00ab VI. Apr\u00e8s dix ans de politique mon\u00e9taire non conventionnelle, un retour \u00e0 la normale est-il possible ? \u00bb, CEPII \u00e9d., <em>L\u2019\u00e9conomie mondiale 2020, <\/em>Paris, La D\u00e9couverte, 2019, p. 89 \u00e0 103.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[7]<\/a> Selon l\u2019Autorit\u00e9 de Contr\u00f4le Prudentiel et de R\u00e9solution, la part des pr\u00eats non performants en 2018 repr\u00e9sentent 5,9 % des pr\u00eats aux PME (soit 35 milliards d\u2019euros), 3,4 % des pr\u00eats aux grandes entreprises (30 milliards d\u2019euros) et 3,2 % des pr\u00eats aux m\u00e9nages (57 milliards). ACPR, <em>Les chiffres du march\u00e9 fran\u00e7ais de la banque et de l\u2019assurance 2017<\/em>, 2018, p. 9.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tous les m\u00e9canismes de la crise de 1929 identifi\u00e9s par Fisher sont pr\u00eats \u00e0 s\u2019enclencher, car les institutions sont \u00e0 peu de choses pr\u00e8s les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/387"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=387"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/387\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":388,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/387\/revisions\/388"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=387"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=387"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=387"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}