{"id":394,"date":"2021-03-17T17:00:40","date_gmt":"2021-03-17T16:00:40","guid":{"rendered":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/?p=394"},"modified":"2021-03-20T08:41:47","modified_gmt":"2021-03-20T07:41:47","slug":"extrait-bonus-chap-8-modern-monetary-theory-mmt-contre-bitcoin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/2021\/03\/17\/extrait-bonus-chap-8-modern-monetary-theory-mmt-contre-bitcoin\/","title":{"rendered":"Extrait bonus (Chap. 8) : Modern Monetary Theory (MMT) contre Bitcoin"},"content":{"rendered":"\n<p>La crise des assignats pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise t\u00e9moigne du fait que m\u00eame la menace de la guillotine ne suffit pas \u00e0 rendre acceptable comme moyen de paiement une monnaie surabondante. C\u2019est l\u2019exemple que prennent Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon et Andr\u00e9 Orl\u00e9an dans leur article sur le mod\u00e8le de la puissance de la multitude<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> qui propose une gen\u00e8se conceptuelle de la monnaie [inspir\u00e9e de Menger] que nous consid\u00e9rons comme une alternative \u00e0 l\u2019approche chartaliste [de Knapp]. [\u2026] Les auteurs estiment que le pouvoir d\u2019\u00e9mission revient naturellement \u00e0 l\u2019Etat, qui a plus d\u2019int\u00e9r\u00eats que quiconque, et surtout plus de moyens que tout autre agent, de s\u2019en assurer la capture, mais m\u00eame son pouvoir de prescription l\u00e9gale et sa monopolisation de la violence l\u00e9gitime ne le rendent pas tout puissant sur la monnaie qui n\u2019est pas sa cr\u00e9ature, contrairement \u00e0 ce qu\u2019affirme Knapp<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a> : m\u00eame la guillotine est impuissante face \u00e0 l\u2019hyperinflation.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous insisterions toutefois davantage que les auteurs sur le r\u00f4le de l\u2019Etat dans l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un ordre mon\u00e9taire stable : sans une croyance collective aussi forte que le f\u00e9tichisme pour l\u2019or, il nous semble que l\u2019Etat, le cours l\u00e9gal qu\u2019il impose et surtout l\u2019acceptation du signe mon\u00e9taire qu\u2019il \u00e9met pour le paiement de l\u2019imp\u00f4t, est aujourd\u2019hui n\u00e9cessaire pour fonder la confiance collective dans l\u2019acceptation universelle de la monnaie<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. C\u2019est ce que l\u2019exp\u00e9rience des crypto-monnaies comme le bitcoin nous semble r\u00e9v\u00e9ler : n\u2019\u00e9tant pas accept\u00e9es pour le paiement de l\u2019imp\u00f4t, elles n\u2019ont aucune base territoriale stable, le nombre d\u2019utilisateurs variant au fil du temps, de sorte que leur valeur est tr\u00e8s volatile, ce qui provoque leur financiarisation. Sans l\u2019appui de la souverainet\u00e9, les crypto-monnaies nous paraissent donc vou\u00e9es \u00e0 demeurer des actifs sp\u00e9culatifs plut\u00f4t que de v\u00e9ritables monnaies : comme le soulignent Ludovic Desmedt et Odile Lakomski-Laguerre, \u00ab le terme de crypto-<em>actifs <\/em>s\u2019est impos\u00e9, rempla\u00e7ant celui de crypto-monnaies et traduisant un glissement s\u00e9mantique significatif, notamment dans le discours des autorit\u00e9s mon\u00e9taires officielles \u00bb<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>. <strong>La r\u00e9alit\u00e9 du rapport de l\u2019Etat \u00e0 la monnaie nous semble donc se situer entre Menger et Knapp, bitcoin et assignat : la monnaie n\u2019est pas une cr\u00e9ature de l\u2019Etat, mais elle n\u2019est viable que domestiqu\u00e9e par lui<\/strong>. Et inversement, la monnaie ne peut exister sans l\u2019Etat, mais l\u2019Etat n\u2019est pas tout puissant.<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>Il est pourtant frappant de constater que le d\u00e9ploiement historique r\u00e9cent du capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral semble faire converger la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique vers une telle reprise de contr\u00f4le public de la monnaie : la BCE rach\u00e8te massivement des titres de dette souveraine depuis des ann\u00e9es \u00e0 travers ses plans successifs d\u2019assouplissement quantitatifs, ce qui semble d\u00e9livrer les Etats de toute contrainte de solvabilit\u00e9 sans faire revenir l\u2019inflation, conform\u00e9ment \u00e0 ce que pr\u00f4nait la Th\u00e9orie Mon\u00e9taire Moderne (MMT). Cela ne va toutefois pas sans nourrir de s\u00e9rieuses inqui\u00e9tudes sur la solidit\u00e9 du bilan de la BCE et de vifs d\u00e9bats \u00e9conomiques et juridiques (jusqu\u2019au niveau constitutionnel en Allemagne), couvrant un conflit de classe (entre capitalistes et salari\u00e9s ou ch\u00f4meurs, mais aussi entre cr\u00e9anciers profitant de la rente publique et citoyens-d\u00e9biteurs) et un conflit g\u00e9opolitique (entre l\u2019Europe centrale et nordique et l\u2019Europe du Sud). De plus, cette politique mon\u00e9taire contest\u00e9e est toujours insuffisante pour relancer \u00e0 elle seule l\u2019\u00e9conomie, comme nous l\u2019avons dit, et semble prisonni\u00e8re d\u2019une fuite en avant \u00e0 chaque nouveau choc (crise des <em>subprimes<\/em>, crise des dettes souveraines, crise sanitaire de la Covid-19) qui augmente le fardeau de la dette publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier point est essentiel. M\u00eame en faisant fi de tout risque de retour d\u2019une inflation excessive (menace qui parait en effet assez lointaine \u00e0 ce jour), <strong>une question doit \u00eatre pos\u00e9e aux n\u00e9o-chartalistes : en admettant la logique keyn\u00e9sienne qu\u2019il y a \u00e0 cr\u00e9er de la monnaie pour financer la n\u00e9cessaire relance de la d\u00e9pense publique<\/strong> (d\u2019autant plus n\u00e9cessaire face aux enjeux sociaux, sanitaires et \u00e9cologiques auxquels font aujourd\u2019hui face les Etats), <strong><em>pourquoi passer par la dette ?<\/em><\/strong>  Dans un c\u00e9l\u00e8bre ouvrage paru en 2009<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff affirment, sur la base d\u2019une \u00e9tude \u00e9conom\u00e9trique sur huit si\u00e8cles et soixante pays, que les crises de la dette publique sont un sujet \u00e0 prendre au s\u00e9rieux : elles \u00e9taient la norme pour la majorit\u00e9 des pays jusqu\u2019au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, o\u00f9 les plus d\u00e9velopp\u00e9s d\u2019entre eux ont finalement cess\u00e9 de faire d\u00e9faut (\u00e0 l\u2019inverse, les crises bancaires demeurent r\u00e9currentes dans tous les pays, ind\u00e9pendamment de leur niveau de d\u00e9veloppement \u00e9conomique). Le fardeau de la dette p\u00e8se en outre sur la croissance : une dette publique sup\u00e9rieure \u00e0 90 % conduirait \u00e0 une croissance n\u00e9gative. L\u2019ann\u00e9e suivante, les auteurs soutiennent dans un article<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> que la croissance d\u2019un pays serait divis\u00e9e par deux si sa dette ext\u00e9rieure atteignait 90 % de son PIB. En pleine crise des dettes souveraines en zone euro, leurs travaux trouvent un grand \u00e9cho, mais des \u00e9tudes<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a> invalideront le chiffre avanc\u00e9 dans l\u2019article (et absent de l\u2019ouvrage de 2009, qui n\u2019est pas remis en cause), d\u00e9clenchant une vaste pol\u00e9mique. Le fait que des \u00e9conomistes n\u00e9olib\u00e9raux s\u2019emparent du sujet de la dette publique pour le caricaturer, le constituer comme probl\u00e8me et comme \u00ab arme de dissuasion sociale massive \u00bb (selon l\u2019expression de Benjamin Lemoine) pose \u00e9videmment question, mais ne doit pas nous conduire pour autant \u00e0 tomber dans l\u2019exc\u00e8s inverse en sous-estimant compl\u00e8tement l\u2019enjeu.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sujet est d\u2019autant plus s\u00e9rieux que <strong>nous sommes aujourd\u2019hui confront\u00e9s \u00e0 un fardeau de dette publique comparable \u00e0 celui h\u00e9rit\u00e9 des deux Guerres mondiales<\/strong>, comme on l\u2019a vu, mais <strong>sans que l\u2019inflation ne vienne l\u2019\u00e9roder (ce qui fut pourtant par le pass\u00e9 la condition de sa soutenabilit\u00e9)<\/strong> : une \u00e9ventuelle remont\u00e9e des taux appliqu\u00e9e \u00e0 de tels volumes \u00e9tranglerait financi\u00e8rement les Etats. La politique mon\u00e9taire accommodante que pr\u00f4nent les n\u00e9ochartalistes r\u00e9soudrait bien s\u00fbr provisoirement le probl\u00e8me, mais m\u00eame si elle \u00e9tait mise en place, rien ne garantit qu\u2019elle serait appliqu\u00e9e perp\u00e9tuellement : <strong>l\u2019accumulation d\u2019une forte dette publique, f\u00fbt-elle d\u00e9tenue par la Banque centrale, expose toujours l\u2019\u00e9conomie au risque d\u2019un changement de r\u00e9gulation aux effets d\u00e9vastateurs<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, la MMT [<em>Modern Monetary Theory<\/em>] nous semble discutable tant sur sa conception de la monnaie comme cr\u00e9ature de l\u2019Etat sur laquelle celui-ci serait tout-puissant (ce qu\u2019invalide \u00e0 nos yeux les multiples exemples historiques d\u2019hyperinflation) que sur sa conception du d\u00e9ficit public comme simple variable de r\u00e9gulation macro\u00e9conomique non-probl\u00e9matique (ce qui sous-estime \u00e0 nos yeux les dangers qu\u2019implique un exc\u00e8s d\u2019endettement public : l\u2019instabilit\u00e9 mon\u00e9taire et politique que celui-ci peut engendrer comme dans la France des ann\u00e9es 1920, le risque de tomber sous la domination des cr\u00e9anciers comme la Gr\u00e8ce dans les ann\u00e9es 2010 si la Banque centrale ne se montre pas accommodante, ou encore l\u2019impact potentiel sur la croissance mis en avant par Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff). Il existe cependant des pistes de r\u00e9flexion alternatives qui ne pr\u00eatent pas le flanc aux m\u00eames critiques. Ces propositions sont pourtant <strong>plus radicales encore que la MMT en ceci qu\u2019elles vont jusqu\u2019\u00e0 remettre en question l\u2019encastrement de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire dans la dette<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon et Andr\u00e9 Orl\u00e9an, \u00ab Gen\u00e8se de l\u2019Etat et gen\u00e8se de la monnaie : le mod\u00e8le de la <em>potentia multitudinis<\/em> \u00bb, in Yves Citton et Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon (dir.), <em>Spinoza et les sciences sociales. De la puissance de la multitude \u00e0 l\u2019\u00e9conomie des affects<\/em>, Paris, \u00c9ditions Amsterdam, 2008, p. 127 \u00e0 170.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Pour Knapp, \u00ab la monnaie est une cr\u00e9ature de la loi \u00bb, or \u00ab la loi proc\u00e8de de l&#8217;\u00c9tat ; l&#8217;argent est donc une institution de l&#8217;\u00c9tat \u00bb. Georg Friedrich Knapp, <em>Staatliche Theorie des Geldes<\/em>, Leipzig, Duncker und Humblot, 1905 ; trad. anglaise : <em>The State Theory of Money<\/em>, Londres, Simon Publications, 2003, pr\u00e9face (notre traduction). L\u2019expression \u00ab cr\u00e9ature de l\u2019Etat \u00bb se trouve chez Abba Ptachya Lerner, \u00ab Money as a Creature of the State \u00bb, <em>art. cit<\/em>. Ces deux auteurs sont des r\u00e9f\u00e9rences pour les partisans de la <em>Modern Monetary Theory<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Il en va d\u2019ailleurs sans doute de m\u00eame aux \u00e9poques ant\u00e9rieures, y compris pour les monnaies-or. Le m\u00e9di\u00e9viste Sylvain Piron reproche ainsi explicitement \u00e0 Andr\u00e9 Orl\u00e9an de m\u00e9sestimer le r\u00f4le de l\u2019Etat qui est toujours selon lui \u00e0 l\u2019origine de la cr\u00e9ation des monnaies (l\u2019exemple embl\u00e9matique \u00e9tant le cas du roi Cr\u00e9sus de Lydie \u00e0 l\u2019origine des premi\u00e8res pi\u00e8ces de monnaie) \u2013 cf. Sylvain Piron, interview\u00e9 par Tiphaine de Rocquigny sur France Culture dans <em>Entendez-vous l&#8217;\u00e9co ?<\/em>, s\u00e9rie \u00ab Chroniques de l\u2019interventionnisme \u00bb, \u00c9pisode 1 : \u00ab Philippe le Bel et l\u2019invention d\u2019une monnaie royale \u00bb, le 01\/06\/2020 (https:\/\/www.franceculture.fr\/emissions\/entendez-vous-leco\/chroniques-de-linterventionnisme-14-philippe-le-bel-ou-linvention-de-la-monnaie-unique, consult\u00e9 le 21\/07\/2020), \u00e0 partir de 20 minutes et 20 secondes. De la m\u00eame mani\u00e8re, l\u2019anthropologue David Graeber (<em>op. cit.<\/em>, notamment p. 275 \u00e0 277) estime que les pi\u00e8ces de monnaie sont une cr\u00e9ation des Etats pour ne pas avoir \u00e0 payer leurs soldats en nature : mettant les pi\u00e8ces en circulation par les d\u00e9penses militaires et <em>en imposant l\u2019acceptation par la lev\u00e9e de l\u2019imp\u00f4t<\/em>, ils favorisaient ainsi l\u2019\u00e9mergence de march\u00e9s se chargeant du ravitaillement des arm\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Ludovic Desmedt et Odile Lakomski-Laguerre, \u00ab L\u2019eldorado Bitcoin \u00bb, <em>La vie des id\u00e9es<\/em>, 3 juillet 2018 (https:\/\/laviedesidees.fr\/L-eldorado-Bitcoin.html, consult\u00e9 le 19\/09\/2020). Voir aussi, des m\u00eames auteurs, \u00ab L\u2019alternative mon\u00e9taire Bitcoin : une perspective institutionnaliste \u00bb, <em>Revue de la r\u00e9gulation<\/em>, n\u00b0 18, 2<sup>e<\/sup> semestre \/ Automne 2015.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Carmen M. Reinhart et Kenneth S. Rogoff, <em>This time is different. Eight Centuries of Financial Folly<\/em>, Princeton, Princeton University Press, 2009.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Carmen M. Reinhart et Kenneth S. Rogoff, \u00ab Growth in time of debt \u00bb, <em>American economic review<\/em>, 2010, vol. 100, n\u00b0 2, p. 573 \u00e0 578.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Thomas Herndon, Michael Ash et Robert Pollin, \u00ab Does High Public Debt Consistently Stifle Economic Growth? A Critique of Reinhart and Rogoff \u00bb, <em>Cambridge journal of economics<\/em>, 2014, vol. 38, n\u00b0 2, p. 257 \u00e0 279.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise des assignats pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise t\u00e9moigne du fait que m\u00eame la menace de la guillotine ne suffit pas \u00e0 rendre acceptable comme&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/394"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=394"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/394\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":396,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/394\/revisions\/396"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monnaie-sans-dette.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}